À compter du 1er janvier 2025, de nombreux véhicules seront formellement exclus de la circulation dans plusieurs agglomérations françaises classées en zones à faibles émissions (ZFE). Les voitures diesel immatriculées avant 2006 et les modèles essence antérieurs à 1997 figurent parmi les principales concernées par ces nouvelles restrictions.
Le calendrier législatif prévoit une extension progressive de ces interdictions, accompagnée de contrôles renforcés et de sanctions financières. Certaines villes appliquent toutefois des dérogations temporaires, tandis que des dispositifs d’aide au remplacement du véhicule sont maintenus pour les propriétaires impactés.
Restrictions de circulation en 2025 : panorama des nouvelles règles
La France s’apprête à franchir une étape nette : à partir de janvier 2025, de nombreuses grandes villes renforcent drastiquement les règles pour circuler en centre urbain. Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Strasbourg, Grenoble, Montpellier, Rouen, Reims, Lille, impossible d’ignorer la vague de restrictions qui déferle sur ces métropoles. Les zones à faibles émissions (ZFE), déjà en place, voient leur périmètre s’étendre et leurs exigences se durcir, avec un objectif affiché : respirer un air moins chargé en particules et limiter la circulation des véhicules les plus polluants. Le Grand Paris, souvent cité comme précurseur, va appliquer ces contraintes jusqu’à l’intérieur de l’A86.
Pour être clair, toute voiture classée Crit’Air 4, 5 ou sans vignette Crit’Air se verra barrer la route dans ces secteurs. À Paris et en petite couronne, cela signifie l’exclusion des diesels antérieurs à 2006 et des modèles essence d’avant 1997. D’autres grandes villes suivent, avec parfois des ajustements selon le contexte local, mais la direction reste la même : les voitures anciennes, qu’elles servent à transporter une famille ou à livrer des colis, sont dans le viseur.
Voici comment certaines agglomérations mettent en place ces restrictions :
- Lyon : la ZFE s’étend peu à peu à toute la ville, réduisant chaque année le nombre de véhicules autorisés.
- Marseille : l’accès se restreint sur les axes majeurs et au cœur de la cité phocéenne.
- Toulouse et Strasbourg : calendrier très proche de celui de Paris, avec des contrôles renforcés.
Les contrôles automatisés, principalement via caméras et lecture de plaques, vont se multiplier. La vignette Crit’Air deviendra l’indicateur incontournable. En cas de non-respect, l’amende grimpe à 68 euros, voire davantage selon la commune. Impossible désormais de s’improviser automobiliste en zone réglementée sans vérifier la classe environnementale de son véhicule ni se renseigner sur les modalités propres à chaque ZFE.
Quels véhicules seront interdits et dans quelles zones ?
Les véhicules bannis en 2025 dans la majorité des zones à faibles émissions sont clairement identifiés par leur vignette Crit’Air. À Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Strasbourg, Bordeaux, Rouen et d’autres, les Crit’Air 4, 5 et non classés devront rester hors des périmètres réglementés. Cette mesure cible en priorité les diesels anciens (mis en circulation avant 2006) et les essences d’avant 1997.
Les interdictions ne se limitent pas aux particuliers. Les utilitaires légers, les petits camions, et, dans certains cas, les poids lourds, sont également concernés, selon leur année et leur classement. Le Grand Paris, de son côté, généralise l’exclusion à toute la zone à l’intérieur de l’A86, accentuant la pression sur les propriétaires de véhicules anciens.
Pour y voir plus clair, voici un résumé des zones et des véhicules frappés par ces mesures :
| Zone | Véhicules interdits |
|---|---|
| Paris, Lyon, Marseille | Crit’Air 4, 5 et non classés |
| Bordeaux, Strasbourg, Rouen | Crit’Air 4, 5 et non classés |
| Toulouse, Montpellier, Grenoble | Crit’Air 4, 5 et non classés |
La majorité des métropoles, de Lille à Reims en passant par Nice, se dirigent vers la même politique. Certaines adaptent le rythme ou l’étendue des interdictions, mais l’évolution ne laisse guère de doute : les diesels et essences anciens voient leur champ d’action se réduire de mois en mois. À mesure que les arrêtés municipaux sont publiés, la liste des véhicules exclus s’affine, tandis que les dispositifs de contrôle se généralisent.
Propriétaires concernés : comment savoir si votre voiture est touchée et quelles exceptions existent ?
Vous vous demandez si votre voiture sera concernée en 2025 ? La réponse se trouve sur le pare-brise : la vignette Crit’Air détermine clairement le droit d’accès en ville. Attribuée en fonction de la date d’immatriculation et du type de motorisation, elle classe chaque véhicule de 0 (pour les électriques) à 5 (pour les diesels les plus anciens). Les modèles diesel d’avant 2006 et les essences d’avant 1997, soit Crit’Air 4, 5 ou non classés, ne pourront plus rouler dans la plupart des ZFE françaises.
La règle touche aussi les utilitaires légers et certains camions. Pour savoir exactement où se situe votre véhicule, le simulateur officiel du gouvernement fait le tri à partir de l’immatriculation. Une démarche simple, rapide, qui permet d’éviter les mauvaises surprises.
Mais il existe des exceptions. Certaines catégories de véhicules échappent à la règle : voitures de collection, véhicules adaptés pour le transport de personnes à mobilité réduite, engins d’urgence ou de santé. Dans plusieurs agglomérations, des dérogations horaires ou temporaires sont prévues, en particulier pour les professionnels ou les résidents dont l’activité impose une flexibilité supplémentaire.
En cas de circulation non autorisée ou d’absence de vignette, l’amende tombe : 68 euros, dressée par un agent ou relevée automatiquement. La vigilance s’impose : vérifier la classe Crit’Air de sa voiture, se renseigner localement, voilà le nouveau réflexe à adopter. Les règles, les exceptions et les dates d’application peuvent varier d’une ville à l’autre.
Quelles solutions pour continuer à se déplacer sans enfreindre la loi ?
Pour ceux qui se retrouvent dans l’impossibilité de circuler avec leur ancien véhicule dans une ZFE, plusieurs chemins s’ouvrent. Changer de voiture, c’est la solution la plus directe : opter pour un modèle électrique ou hybride, qui obtient automatiquement une vignette Crit’Air 1 et passe tous les barrages. Les aides publiques, comme la prime à la conversion ou le bonus écologique, atténuent le coût d’achat. Selon la région, des subventions locales peuvent aussi alléger la facture.
Une autre piste gagne du terrain : le retrofit. Transformer une auto thermique en version électrique, c’est possible, même si la démarche reste coûteuse. Pour certains propriétaires attachés à leur voiture, c’est une façon de prolonger l’histoire tout en respectant la loi, à condition de bénéficier d’une subvention ou d’une aide adaptée.
Le marché de l’occasion s’ajuste à la situation. Des professionnels proposent désormais des véhicules compatibles Crit’Air 1 ou 2, que ce soit en diesel dernière génération ou en essence récente. Avant d’acheter, un seul réflexe : vérifier la classe Crit’Air du modèle.
Au quotidien, les alternatives à la voiture individuelle prennent du galon : autopartage, covoiturage, transports en commun facilitent la transition en ville. L’essor des mobilités douces, vélo, trottinette, transforme aussi les habitudes, surtout pour les déplacements courts en centre-ville, là où la voiture devient synonyme de contrainte.
Le paysage urbain change, et avec lui, nos façons de bouger. À chacun de composer son trajet, d’inventer son quotidien mobile, ou de repenser sa place sur la route.


