Pas de suspense : Piaggio s’apprête à marquer un tournant sur le marché français. Dès octobre 2008, la marque proposera ses scooters MP3 250 et 400 cm3 accessibles avec le permis B, une annonce qui agite déjà forums et réseaux de passionnés. L’information, relayée par la marque et largement confirmée par les concessionnaires ce matin, ne laisse place à aucun doute : Piaggio élargit la famille MP3 pour les automobilistes, dans la lignée du succès rencontré par la version 125 cm3.
Derrière cette évolution, une modification toute simple mais lourde de conséquences : l’écart entre les deux roues avant s’élargit de 4 centimètres, atteignant 46 cm. En franchissant ce seuil, le MP3 se classe désormais dans la catégorie des tricycles à moteur. Conséquence implacable : les versions 250 et 400 cm3 se retrouvent accessibles à tous ceux qui disposent d’un permis B. La contrainte du permis moto (A) vole en éclats ; le scooter se démocratise, et la route s’ouvre à une nouvelle clientèle.
L’initiative démarre sur le territoire français, mais l’Allemagne ne reste pas les bras croisés : déjà 3 000 modèles MP3 ont été adaptés par le TÜV, institution en charge de la certification, pour surfer sur cette même possibilité. Un engouement partagé, né du même désir de puissance sans les démarches du permis moto.
Un MP3 repensé pour les automobilistes
Deux versions arrivent rapidement sur le marché : le MP3 250 cm3 (21 chevaux) et le 400 cm3 (34 chevaux), tous deux conçus pour les détenteurs du permis B. Pour respecter la législation, chaque scooter reçoit une pédale de frein qui agit simultanément sur les roues avant et arrière, sans sacrifier les leviers classiques au guidon. Et histoire de distinguer visuellement ces nouvelles séries, Piaggio leur offre aussi une cure de jouvence côté look.
En termes de prix, la montée en puissance s’accompagne d’une hausse de tarif : comptez environ 700 euros de plus que les modèles équivalents en version classique, soit autour de 6 800 euros pour le 250 cm3 et près de 7 800 euros pour la déclinaison 400 cm3. Le marché français s’annonce bien approvisionné, de quoi faire face à un véritable raz-de-marée de commandes si l’engouement en ligne se confirme.
Le lancement officiel de ces nouveaux MP3, en 250 et 400 cm3, aura lieu avant la fin de l’année. Les deux modèles s’adressent directement aux automobilistes désireux de franchir le pas sans investir dans un nouveau permis.
Le détail qui fait toute la différence ? Ce simple élargissement de voie avant, désormais à 46 cm, qui fait basculer le MP3 dans la catégorie des tricycles à moteur B1 et ouvre la porte du guidon aux titulaires du permis auto.
Une nouveauté qui divise
Pouvoir rouler en MP3 surpuissant avec un simple permis B fait débat. Une partie des futurs usagers s’enthousiasme, applaudissant une mobilité plus libre ; d’autres, au contraire, s’inquiètent des conséquences sur la sécurité et la légitimité de ce changement de catégorie.
Ce qu’il faut savoir pour conduire un Piaggio MP3 en toute légalité
Avant de vous lancer, gardez à l’esprit que la réglementation peut varier selon les situations. Pour ceux qui se posent la question de comment passer le permis B en belgique, tout est précisé en ligne, mais voici l’essentiel à retenir concernant la conduite d’un MP3 avec un permis B :
- Vous n’avez pas encore le permis B ? Seul le permis A autorise la conduite des tripodes.
- Permis B en poche depuis moins de deux ans : il faudra patienter jusqu’à la barre des 24 mois pour accéder à ces modèles.
- Si votre permis B date de plus de deux ans, il faut aussi avoir plus de 21 ans. Dernière condition : avoir déjà été assuré sur un deux-roues ou un trois-roues. Sans cela, une courte formation de 7 heures reste obligatoire avant toute première prise de guidon.
D’un simple geste technique, Piaggio remet en question les frontières entre deux-roues et automobile. Les prochains mois diront si les rues de Paris, Lyon ou Marseille se tournent massivement vers ce nouveau mode de déplacement, ou si le MP3 nouvelle génération restera l’apanage d’une poignée d’audacieux prêts à bousculer les habitudes urbaines.



