Importer une voiture du Royaume-Uni en France sans stress

Eh bien, le divorce est prononcé ! Maintenant, il faut décider de la division de la propriété ! L’accord conclu en extremis les échanges entre le Royaume-Uni et les pays membres de l’Union européenne. Si les effets des publicités parlent de libre-échange et de libre circulation, de quoi s’agit-il réellement ? Nous pourrions le dire et le répéter, mais nous allons passer aux bases.

La procédure change complètement !

Oubliez l’époque où acheter une voiture au Royaume-Uni relevait du simple commerce intracommunautaire. Désormais, chaque véhicule qui traverse la Manche doit passer par la case « importation ». Le Royaume-Uni est officiellement devenu un pays tiers, et cela change la donne. Lors de l’immatriculation auprès du SIV, la fiscalité évolue : fini la décharge fiscale, place au certificat de dédouanement 846A. C’est là que les règles s’inversent.

Jusqu’ici, les autorités fiscales délivraient l’abattement sur présentation de quelques documents. Maintenant, c’est aux services douaniers de vous remettre le précieux sésame, le fameux 846A. Et pour l’obtenir, il faut suivre un parcours différent.

L’exportation

Avant même d’imaginer la paperasse côté français, la première étape se joue au Royaume-Uni. Impossible de sortir une voiture sans passer par la déclaration d’exportation auprès des douanes anglaises. Dans les 72 heures précédant la traversée, il faut impérativement enregistrer l’exportation dans le système NES. Mais attention, ce dispositif reste réservé aux professionnels britanniques : vendeur ou représentant en douane, pas d’exception.

En pratique, la facturation doit respecter un formalisme précis, et nombre de vendeurs locaux découvrent ces exigences à mesure que les dossiers s’accumulent. L’exportation automobile n’a jamais été un secteur prioritaire outre-Manche, mais la donne change. Parmi les informations indispensables, on retrouve l’EORI et le code SH. Une fois le dossier validé, un document officiel autorise le passage de la frontière avec le véhicule.

Ignorer cette étape, c’est courir le risque de se retrouver bloqué à la frontière, voiture sur le quai, sans possibilité de poursuivre. Autant dire que l’improvisation n’a plus sa place.

Les formalités françaises

Une fois les formalités anglaises terminées, place aux formalités françaises !

Pour décrocher le certificat 846A, il faudra se déplacer ou mandater un représentant auprès du bureau de douane, véhicule en main. Plusieurs documents seront exigés : la facture d’achat, rédigée avec les mentions obligatoires déjà requises côté anglais, le certificat d’immatriculation britannique (le fameux V5) et, point capital, le certificat d’origine. Ce dernier, délivré par le vendeur, prouve la conception européenne du véhicule. Grâce à lui, vous échappez aux droits de douane de 10 %. Mais tout véhicule dont la fabrication n’est pas majoritairement européenne verra s’appliquer cette taxe, calculée sur le montant du véhicule et son transport.

Quant à la TVA, elle s’élève à 20 % sur le prix du véhicule et, le cas échéant, sur les droits de douane. Un taux réduit de 5,5 % s’applique aux véhicules de collection, pour les connaisseurs.

Et alors, qu’en est-il de l’importation ?

Maintenant que la procédure est claire, reste à composer avec une réalité plus stricte : les coûts montent, et l’importation en solo se complique sérieusement. Respecter toutes les obligations s’avère de plus en plus ardu sans passer par un professionnel aguerri. Le principal péril ? Se retrouver avec un véhicule impossible à immatriculer en France, englué dans un casse-tête administratif.

La question du paiement de la TVA ne se pose même plus : elle est systématique. Beaucoup attendent une évolution, comme l’application d’un taux réduit à 5,5 % sur les véhicules d’occasion, mais pour l’instant, rien de concret à l’horizon.

Si vous envisagez d’acheter une voiture à l’étranger, et particulièrement au Royaume-Uni, il vaut mieux s’entourer des bonnes personnes. S’appuyer sur un mandataire comme hOpauto.com offre un vrai soutien : ces professionnels maîtrisent le terrain, vous conseillent et sécurisent chaque étape, de la recherche à la livraison. Ils fonctionnent un peu comme des courtiers en assurance : vous décrivez ce que vous cherchez, ils trouvent les solutions et assurent le suivi des démarches pour éviter les mauvaises surprises.

Importer une voiture, aujourd’hui, ce n’est plus une simple formalité. C’est un parcours exigeant, semé de points de contrôle et de pièces justificatives. Mais pour qui s’entoure des bons alliés, la route reste ouverte, à condition d’être prêt à slalomer entre les nouvelles règles et à transformer chaque contrainte en opportunité d’achat maîtrisé.

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